Le méthane bas-carbone

Dans le sous-sol carbonifère lorrain, de profondes veines de charbon, jamais exploitées, abritent une ressource énergétique précieuse : du méthane presque pur, appelé gaz de charbon. On estime que moins de 20 % du charbon français a été extrait en trois siècles d’activité, ce qui signifie que d’importantes réserves subsistent, notamment en Lorraine. Or, qui dit charbon dit aussi gaz : chaque tonne de charbon peut contenir entre 10 et 15 m³ de méthane. Ce gaz, resté piégé dans les veines intactes, représente ainsi un potentiel énergétique considérable pour l’avenir.

Un gisement de l’ordre de 272 milliards de m³ de gaz en Lorraine !

Un impact carbone 10 fois moins élevé que le gaz importé

Son empreinte carbone est dix fois inférieure à celle du gaz importé, par exemple des États-Unis, qui n'est autre que du gaz de schiste. Ce gaz local, disponible directement sur place, ne nécessite aucun transport sur de longues distances. Des experts indépendants (BEICIP – groupe IFP Energies Nouvelles & MHA – groupe Sproule) estiment que dans la zone de la concession Bleue Lorraine (191 km²) le gisement serait de l’ordre de 272 milliards de m³ de gaz.

Un procédé simple et parfaitement maitrisé

L’extraction de ce méthane se fait sous la forme d’un procédé simple et parfaitement maîtrisé. Le principe est de forer jusqu’aux couches épaisses, de désorber le charbon en récupérant naturellement l’eau contenue dans sa matrice. Lorsque la pression dans les veines baisse suffisamment, seul le gaz remonte naturellement à la surface dans le tubage installé après le forage.

Des drains horizontaux, de petit diamètre (15 cm), collectent le gaz présent dans le charbon sur plusieurs centaines de mètres. En surface, l’exploitation de la ressource ne requiert qu’environ 1 000 m² par puits de forage, soit à peine 1/7ème de la surface d’un terrain de football.

Un procédé respectueux du sous-sol

Ce mode de production, respectueux du sous-sol et des nappes d’eau potables, est validé et contrôlé par les autorités européennes et françaises à l’inverse des techniques de fracturation qui sont interdites sur notre territoire et largement utilisées outre-Atlantique.

Nos activités visent à produire des énergies 100% décarbonées.

« L’idée est soit de valoriser le méthane bas carbone tel quel, en l’injectant dans les réseaux pour alimenter directement industriels et consommateurs locaux, soit de le décarboner dès son arrivée en surface, en le transformant en hydrogène.

Dans ce cas, deux voies sont possibles : produire de l’hydrogène turquoise, par pyrolyse, qui permet d’obtenir un hydrogène décarboné associé à du carbone solide sous forme de poudre noire, non polluante et réutilisable dans des applications industrielles ; ou bien produire de l’hydrogène bleu, par vaporeformage, en capturant le CO₂ sous forme liquide ou gazeuse, puis en le stockant dans un puits de carbone selon le procédé dit de CCS (Carbon Capture and Storage). »

Yann Fouant Responsable Relations Publiques et Nouveaux marchés à la Française de l’Énergie (FDE)